À la conquête du Canada

Le 1er juin 2019, Keven Martel tentera ce que personne n’a jamais osé réaliser, soit de rallier le Canada (2e pays le plus vaste au monde) du point le plus à l’Est au point le plus à l’Ouest géographiquement.

Pour ce faire, il devra parcourir environ 10 000km, ce qui le mènera dans les coins les plus arides du Canada, là où peu ont posé les pieds et où la difficulté d’accès engendre des délais considérables dans les situations de secours, à un point tel où ils peuvent faire une nette différence entre la vie et la mort.

Keven traversera 7 provinces et 2 territoires au travers desquels il rencontrera plusieurs types de végétation : il marchera dans la forêt boréale, subarctique et la toundra. Du loup à l’ours polaire, en passant par le grizzly, Keven devra être prudent et rassembler toutes ses connaissances afin d’affronter ces nombreux prédateurs auxquels il fera face en cours de route.

Ses critères sont bien précis : le trajet doit s’effectuer sans moyen motorisé, en solitaire et en ne mettant jamais les pieds plus au Sud que le 50e parallèle, sauf sur l’Île de Terre-Neuve, puisque son point départ se trouve plus au Sud.  Un coup le 50e parallèle atteint, plus question de redescendre.

Le départ se tiendra au cap d’Espoir, sur l’Île de Terre-Neuve (47° 31′ 25″ Nord, 52° 37′ 10″ Ouest); celui-ci est le point le plus à l’est du Canada et de l’Amérique du Nord. Il se trouve sur la péninsule d’Avalon, à 11 kilomètres du centre-ville de Saint-Jean et il est d’ailleurs plus proche de Paris (située à environ 4 000 km) que de Vancouver (située à environ 5 020 km).

L’arrivée aura lieu au point de jonction de la frontière Alaska/Yukon et de l’Océan Arctique, dans le parc national Ivvavik (Yukon) (69° 38′ 47″Nord, 141° 00′ 01″Ouest), à environ 9 km à l’Est de Gordon (Alaska).

Pourquoi

Keven a la certitude que c’est en affrontement ses peurs et en sortant de sa zone de confort que l’humain devient meilleur. Nous vivons dans une société où les gens veulent toujours être le plus confortable possible, que ce soit à la maison, au travail, dans les activités, et même dans les relations. Cependant, cette zone de confort nous piège en ce sens où elle nous rend certainement moins résilients et, par le fait même, nous rend moins aptes à surmonter les épreuves de la vie aisément. La preuve : les Canadiens se classent parmi les plus grands consommateurs d’antidépresseurs au monde.

 

Keven ne veut pas vivre de cette façon et il est convaincu que la nature peut lui enseigner de grandes choses. Il veut donc, à travers cette conquête du Canada, s’harmoniser avec celle-ci et revoir son rapport avec l’environnement. Il recherche également un côté humain et désire s’enrichir en tant que personne auprès des communautés qu’il rencontrera.

 

Depuis un certain temps, il a la chance de combiner mission et passion, soit de motiver et d’aider les gens à foncer dans la vie et à croire en leur potentiel pour atteindre leurs objectifs, par le biais de conférences et de coaching personnel. On entend souvent Keven dire : « Quand le corps souffre, l’esprit s’épanouit… » et cette réflexion, il veut continuer de la partager avec le plus de gens possible. Il désire notamment pousser la réflexion un peu plus loin et amener les gens à se questionner davantage sur ce qu’ils sont et sur ce qu’ils veulent réellement dans la vie.

 

Par le biais de ce projet, il veut également amasser des fonds et donner de la visibilité au programme « Sans Limite » des Forces armées canadiennes. Keven veut aussi démontrer que dans la solitude et les difficultés, l’humain ne peut que s’en retrouver grandi.