À la conquête du Canada

Au printemps 2019, Keven Martel tentera ce que personne n’a jamais osé réaliser, soit de rallier le Canada (2e pays le plus vaste au monde) du point le plus à l’Est au point le plus à l’Ouest géographiquement.

Pour ce faire, il devra parcourir environ 10 000km, ce qui le mènera dans les coins les plus arides du Canada, là où peu ont posé les pieds et où la difficulté d’accès engendre des délais considérables dans les situations de secours, à un point tel où ils peuvent faire une nette différence entre la vie et la mort.

Keven traversera 6 provinces et 2 territoires au travers desquels il rencontrera plusieurs types de végétation : il marchera dans la forêt boréale, subarctique et la toundra.  Du loup au grizzly, en passant par l’ours brun, Keven devra être prudent et rassembler toutes ses connaissances afin d’affronter ces nombreux prédateurs auxquels il fera face en cours de route.

Ses critères sont bien précis : le trajet doit s’effectuer sans moyen motorisé, en solitaire et en ne mettant jamais les pieds plus au Sud que le 50e parallèle, sauf sur l’Île de Terre-Neuve, puisque son point départ se trouve plus au Sud.  Un coup le 50e parallèle atteint, plus question de redescendre.

Le départ se tiendra au cap d’Espoir, sur l’Île de Terre-Neuve (47° 31′ 25″ Nord, 52° 37′ 10″ Ouest); celui-ci est le point le plus à l’est du Canada et de l’Amérique du Nord. Il se trouve sur la péninsule d’Avalon, à 11 kilomètres du centre-ville de Saint-Jean et il est d’ailleurs plus proche de Paris (située à environ 4 000 km) que de Vancouver (située à environ 5 020 km).

L’arrivée aura lieu au point de jonction de la frontière Alaska/Yukon et de l’Océan Arctique, dans le parc national Ivvavik (Yukon) (69° 38′ 47″Nord, 141° 00′ 01″Ouest), à environ 9 km à l’Est de Gordon (Alaska).

Pourquoi

L’idée de conquérir le Canada a tout bêtement traversé son esprit lorsqu’en 2014, en pleine expédition de kayak dans le Fjord du Saguenay, Keven se questionne sur son bonheur.  N’étant plus heureux dans sa profession, il entame alors un long processus de réflexion sur ce qui le passionne vraiment.  Il brosse le portrait global de ses forces et de ses faiblesses et, quelques mois plus tard, il commencera l’ébauche de son projet.

Étant convaincu que la nature est le meilleur enseignant de la vie pour l’humain, il veut, dans cette conquête, s’harmoniser auprès d’elle et s’enrichir en tant que personne auprès des communautés qu’il rencontrera.  Par le biais de ce projet, il veut  également affronter ses peurs et dépasser ses limites.  Keven veut aussi démontrer que dans la solitude et la simplicité, l’humain ne peut que s’en retrouver grandi.

Par la suite, son désir ultime est de partager son expérience de vie par le biais de conférences, car il caresse depuis longtemps le rêve de motiver et d’aider les gens à foncer dans la vie et à croire en leur potentiel pour atteindre leurs objectifs. C’est un fait, on entend souvent Keven dire ceci : «quand le corps souffre, l’esprit s’épanouit…» et cette réflexion, il veut la partager avec le plus de gens possible pour, par la suite, pousser la réflexion un peu plus loin et amener ces gens à se questionner davantage sur ce qu’ils sont et sur ce qu’ils veulent réellement dans la vie.